Comprendre et surmonter ses peurs
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Comprendre et surmonter ses peurs

Support : Mon expérience

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La peur, je vous propose de traiter le sujet pour nous adulte, mais aussi pour les enfants, le mécanisme étant de toute façon le même et les manières d’y faire face - ou non - également.

1- Qu'est-ce que la peur ?

Nous sommes des animaux. Notre fonctionnement – pour une grande part de façon inconsciente – est destiné à continuer l’espèce. Pour cela, il est nécessaire que chacun/e arrive à la maturité nécessaire à la procréation. C’est le rôle - entre autres - de la peur .

En très schématique, la peur n’est qu’un signal chimique amenant à notre conscience un message qui pourrait ressembler à : « Attention ! Risque de mort ! ». À quoi tout notre organisme réagit et se prépare à fuir ou à combattre. Quand l’un et/ou l’autre sont impossibles, la tension et l’inconfort augmentent et la panique finit par nous saisir.

Notre cerveau fonctionne de la même manière depuis la préhistoire, alors, ce ne sont pas quelques dizaines d’années- de notre naissance à maintenant - qui peuvent transformer son mode de fonctionnement… Après tout, si nous sommes encore là, c’est que nos mécanismes de défense et de survie fonctionnent plutôt bien.

En schématisant encore, nous pouvons dire que la sonnette d’alarme est tirée dès que notre cerveau estime que quelque chose est potentiellement dangereux, ce qui fait réagir tout notre corps  et à la préhistoire, « dangereux » était la plupart du temps synonyme d’« inconnu ».

 

2- Il n’y a pas de raison...

Le fameux « Il n’y a pas de raison d’avoir peur ». Cela fonctionnerait si le sentiment de peur passait en premier lieu par un désir conscient… Sauf que, quand quelqu’un(e) a peur, ce n’est que très rarement dû à une volonté de sa part. Cela vient surtout qu’une ou plusieurs parties de son être – conscient et/ou inconscient – interprète(nt) un ou plusieurs éléments de son environnement comme pouvant mettre en danger sa vie.

Tant qu’il n’y a pas de changement dans cet environnement - mental, physique, relationnel, psychique… - la personne se sent dans la peur. En général, toute personne touchée par la peur et qui associe cette émotion à quelque chose de négatif, apprend à faire « comme si » elle ne ressentait pas la peur.

Se conformer aux exigences - réelles ou imaginées - extérieures, au détriment des signaux de survies envoyés par son être entier, c’est se couper d’une émotion salutaire ! C’est enfouir un malaise psychique et physique qui va silencieusement grossir en s’exprimant autrement : dépression, maladie physique, troubles du sommeil, tics et TOC,… C’est également étouffer la capacité à faire confiance à son instinct, cette fabuleuse boussole intérieure.

 

3- Que faire lorsque je ressens de la peur ?

Chacun(e) a ses recettes de réassurances favorites ; cependant, il y a trois constantes qui peuvent nous aider :

N°1- Avoir des personne(s) de confiance autour de nous. Cela peut être des amis, la famille et/ou des professionnels.

Dans le domaine de la parentalité, il existe de nombreuses personnes qualifiées pouvant apporter leur soutien et connaissance. Il me semble primordial de s’entourer ! Nommer les douleurs et les peurs à des personnes sachant écouter, comprendre et accueillir est salvateur !

N°2- Transformer l’inconnu en connu : souvent, c’est l’inconnu qui fait peur ; ce que nous croyons connaître - mais qui est mal interprété - tout comme ce que nous ne comprenons pas. Avoir un regard apaisé et confiant sur le monde peut venir d’une meilleure compréhension de ce qui nous effraie.

N°3- Accepter puis guérir nos expériences « négatives »

Calmer la peur passe souvent par la découverte de la situation antérieure qui fait « miroir » avec celle qui nous est difficile de vivre maintenant – cela se retrouve souvent dans les cas de phobies ou de peur à la simple évocation d’une situation pourtant uniquement imaginaire. Souvent, cela passe par une aide extérieure, capable de nous amener à prendre conscience de ce que nous ne pouvons pas ou refusons de comprendre seul(e).

Des situations similaires peuvent évoluer différemment pour de multiples raisons. Utiliser son expérience pour mieux appréhender et comprendre la vie est « normal ». Tout comme accepter ce qui s'est passé et accepter que cela puisse se passer autrement une prochaine fois.

 

4- Je crois que j’ai moins peur… 

Lorsque les signaux de dangers ont été transformés en clignotants « informationnels », notre attention est sollicitée sans être débordée et paralysée par une émotion trop forte. Il est alors plus facile de sélectionner les comportements ou attitudes nous aidant à retrouver notre sérénité. La méditation, les exercices physiques, la relaxation, la respiration – entre autres la cohérence cardiaque - sont quelques outils qui préparent notre corps à faire face plus paisiblement aux sources de peurs éventuelles.

 

Avoir peur d'être un "mauvais" parent ou de ne pas faire "comme il faut", peut facilement paralyser la pensée et déstabiliser à long terme. Si cela vous arrive, ne restez pas seul/e !

Aurélie FRESEL

Facilitatrice de rencontre enfants-parents