Débloquez votre respiration grâce au Shiatsu
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Débloquez votre respiration grâce au Shiatsu

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Le shiatsu : de quoi s’agit-il ?

Le Shiatsu est une discipline de thérapie manuelle signifiant “pression (shia) des doigts (tsu)”. Cet exercice vise à corriger des tensions musculaires et libérer la mobilité des articulations, et par voie de conséquence, optimiser les systèmes circulatoire, intestinal,  nerveux, et respiratoire du corps humain.

Le Shiatsu, qui se décline aujourd’hui en plusieurs écoles, est reconnu par le ministère de la santé au Japon et y occupe une place essentielle dans le monde de la médecine physique et de la prévention,  l’instar par exemple de la kinésithérapie ou de l’ostéopathie en France. Le Shiatsu utilise les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise mais n’a eu de cesse de progresser au Japon sous un regard scientifique et anatomo-physiologique.

 

Une respiration perturbée est une porte d’entrée pour la maladie

La respiration est un acte automatique non-conscient. Elle se fait de manière optimale par le nez. Un mouvement respiratoire comprend deux phases, une inspiration et une expiration. Le rythme respiratoire est le nombre de mouvements respiratoires pendant un temps donné par exemple durant une minute. Il augmente pendant et après un effort physique.

 

Il est établi aujourd’hui qu’une respiration perturbée et non ajustée physiologiquement peut conduire à des problèmes de santé plus importants. Nous entendons fréquemment des personnes dire à leurs proches semblant mal gérer ce mécanisme à priori basique «respire» ou encore «souffle», «respire doucement, profondément», « je suis à bout de souffle ».

Si cette connaissance du problème semble assez générale chez les individus présentant un minimum d’empathie et désireuses de prendre soin des autres, ce type d’injonction n’est pas d’une grande aide à long terme, faute d’outils pratiques et de conseils plus approfondis permettant aux personnes qui respirent mal de prendre conscience de leur mécanique respiratoire et des effets physiologiques puissants qu’elle met en jeu.

 

La mise en place d’une respiration naturelle, la base d’une bonne séance de shiatsu

 

Lors d’une séance de Shiatsu, la respiration abdominale correcte s’impose doucement au patient allongé, via des pressions de la main douces et successives appelée «ampuku» (massage du bas ventre), au cours desquelles le rythme respiratoire du patient est respecté et la profondeur des cycles d’inspiration/expiration est ainsi progressivement augmentée. Séance après séance, la prise de conscience de cette respiration physiologiquement correcte se fait alors par un accompagnement manuel, et peut ensuite être à nouveau automatisée.

Le praticien s’attelle à respecter cette mécanique respiratoire afin que par effet de transfert les pressions exercées par le praticien entrent en résonance avec la mécanique respiratoire du receveur, qu’elles viennent guider et réguler. Le receveur, yeux fermés, se focalise au début consciemment sur sa respiration, puis passe au fur et à mesure en glissant vers le calme et la relaxation, d’un état de conscience et d’éveil à un «état de conscience modifiée volontairement» (comme le décrit le pharmacologue Roland Fischer dans son article paru dans la revue Science: A Cartography of the Ecstatic and Meditative States). L’automatisation de la respiration correcte commence alors une fois parvenu dans cette phase.

 

Le diaphragme, première cible du travail pour libérer la respiration

 

Le diaphragme, muscle respiratoire fondamental en allure de coupole, puise l’essentiel de l’air que nous inspirons par des cycles de contraction-relâchement, descendant légèrement dans le compartiment abdominal en provoquant ce «gonflement» du ventre caractéristique d’une respiration efficace. En rapport également avec les systèmes circulatoire et digestif, il joue un rôle dans notre circulation sanguine et lymphatique. Il est lié à diverses structures osseuses, cartilagineuses, et musculaires, au niveau de nos régions thoracique, lombaire haute, et abdominale. Il influe sur notre confort lombaire et notre transit via les petites pressions successives qu’il effectue vers le bas en se contractant.

Toutefois, le diaphragme, comme tout muscle, peut être le siège de tensions : des faisceaux musculaires se relâchent mal et le bon fonctionnement de l’ensemble du système s’en trouve altéré. Par des pressions progressives des doigts respectant cette zone sensible, il est possible de  dénouer ces tensions, comme pour tout muscle, afin de s’affranchir des contraintes proprement mécaniques qui gênent son bon fonctionnement. Cet abord est parfois nécessaire pour permettre efficacement une bonne reprogrammation de la respiration abdominale.

Le diaphragme peut être contacté physiquement en dessous des derniers cartilages costaux par des manœuvres prudentes et respectant un certains positionnement. Tout comme des tensions musculaires au niveau des muscles cervicaux nous empêchent de tourner la tête confortablement et nous obligent à pivoter d’un bloc ou en sollicitant les étages inférieurs du corps, les tensions du diaphragme peuvent gêner notre respiration et nous obliger à respirer via un «tirage sus-costal» c’est à dire une compensation par le haut de la cage thoracique, en sollicitant anormalement la ceinture scapulaire (cou et épaules).

Cette respiration modifiée est ce qu’on appelle souvent la respiration paradoxale, une respiration à changer au plus vite!

 

La deuxième cible: les muscles gênant le mouvement diaphragmatique

 

Nous observons souvent ce phénomène de respiration paradoxale chez les personnes ayant une attitude en cyphose (haut du dos courbé vers l’avant), et épaules rentrées vers l’intérieur. Lorsque nous demandons à ses personnes de respirer profondément, elles ont tendance à élever les épaules, voire à rentrer le ventre lors de l’inspiration. Cette respiration mal ajustée peut même à la longue être source de problèmes de santé beaucoup plus importants.

Aussi, en plus du relâchement du diaphragme, nous travaillons sur les différents points de pression situés au niveau des muscles rigides et présentant un tonus excessif au niveau du cou et des épaules. Libéré de ces tensions, et profitant de l’état de bien-être et de liberté de mouvement retrouvé, la reprogrammation d’une bonne respiration s’en trouve facilitée.

La région dorsale est également abordée, car une rigidité dorsale, et une attitude progressive en scoliose (déviation de l’axe de la colonne dorsale en forme de S) peuvent également constituer une entrave à la respiration, les cotes adhèrent à nos vertèbres thoraciques. Les tensions musculaires qui initient ce phénomène seront également appelées à être corrigées.

Les entraves à une bonne respiration peuvent donc trouver leur source dans plusieurs tenants. Il est essentiel d’avoir une approche globale de l’anatomie humaine afin de briser le mécanisme vicieux.

 

Conclusion: le shiatsu, une méthode synthétique de massage idéale pour la correction respiratoire

 

Nous voyons donc qu’une mauvaise respiration est un problème holistique, faisant intervenir divers étages et divers mécanismes. Avoir plusieurs approches pour la traiter est donc nécessaire.  Le Shiatsu a la particularité d’être une méthode de thérapie manuelle et de relaxation amenant le receveur dans un état de calme et de détente. Cela lui permet de bénéficier au mieux d’un massage profond et correcteur par pressions de la main et des doigts. De plus, il acquiert aussi un confort et un état de conscience modifié, une respiration plus ample, plus fonctionnelle. Ainsi, les effets bénéfiques portent encore plus loin qu’une bonne oxygénation.

Si vous vous intéressez à la respiration, essayez donc le shiatsu pour potentialiser votre travail. Cela n’en sera que plus bénéfique!

Issam Bendali

Praticien en shiatsu Kuretake

Kinésithérapeute